Sur
les hautes terres , le culte des ancêtres est exprimé par
le " Famadihana " ou retournement de mort . Pratiqué
par les Merina ,les Betsileo et les Sihanaka , l'inauguration d'un nouveau
tombeau est le plus souvent l'occasion de la cérémonie
, il est en effet inconcevable d ' introduire des dépouilles
récentes dans un caveau nouvellement construit , ou encore si
le défunt n'a pu être enterré dans le caveau familial
, il est du devoir de ses proches de le faire quelques années
après sa mort .
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Le
Famadihina est célébré pendant la saison sèche
, tout le mois de Septembre pour des raisons pratiques car c'est la
fin de toute activité dans les champs et aussi pour des raisons
d'hygiènes : les pluies sont rares ,voire même inexistantes
durant cette période .
Un " Mpanandro "ou devin sera consulté pour
fixer la date du Famadihina . La céremonie donne lieu à
une grande fête , elle se fait dans la joie et l'allégresse
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Ainsi
,la veille au soir, avant l'ouverture des anciennes tombes, quelques
membres des proches des défunts que l'on va exhumer montent sur
ces tombes et invoquent les esprits de ces derniers afin qu'ils viennent
de nouveau hanter leur corps. Pendant ce temps, dans le village les
autres s'affairent à la fête avec les invités et
préparent les nouveaux linceuls et les tsihy (les nattes).
On chante, on danse et on boit du rhum.
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Le
lendemain, pendant que les uns dégagent l'ouverture du caveau
le chef du Famadihina demande la bénédiction des ancêtres
avant d'entrer dans la tombe accompagnés des parents qui retirent
les ossements de leur sépulture. Ils sont exposés au grand
jour , débarrassés des vieux linceuls . Par la suite ,Ils
sont enveloppés dans les tsihy et transportés à
travers tout le village accompagnés de chants et de danses. Rassemblés
sous un auvent aménagé pour la circonstance ils reçoivent
tous les soins qui leur sont dus, et durant toute la nuit la fête
bat son plein.
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Le
matin ,tous les ossements revêtus de leur linceul neuf sont déposés
dans le nouveau caveau ou le caveau familial, selon le cas. Et la fête
est ponctuée par le sacrifice d'un ou plusieurs zébus
et le partage de sa viande.
Un discours en mémoire des défunts ferme définitivement
la cérémonie au soir.
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